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Le programme de France-Karabagh consiste à fournir des moyens de développement à des régions du Haut-Karabagh et d’Arménie qui ont été dévastées par la guerre et qui sont humainement et économiquement sinistrée. Il s’agit donc dans un premier temps de parvenir à une autonomie économique des régions ciblées pour obtenir à terme une restauration complète du tissu socio-économique.
Concrètement, l’objectif consiste d’une part à rapatrier les habitants qui ont fui la guerre et d’autre part à leur fournir les moyens de reconstruire le potentiel économique local fondé sur des activités rurales (culture, élevage).
Nos activités concerneront donc la construction de maisons individuelles, de structures sociales (Maternelle, dispensaire…) et le développement agricole, de culture de céréales et maraîchères incluant l’élevage.
L’Arménie et le Haut-Karabagh furent en guerre contre l’Azerbaïdjan de 1989 à 1994. Ce conflit a provoqué un exode des populations, qui fut particulièrement important dans le Haut-Karabagh mais qui toucha également les zones frontalières de l’Arménie (Région de Tavouch, Guégharkounik, Siounik). Parallèlement, le conflit dévasta les maigres infrastructures dont disposaient auparavant ces régions reculées.
D’après la situation rencontrée, il semblait évident qu’il y avait nécessité à créer un environnement propice pour l’émancipation des populations présentes mais aussi pour celles qui avaient émis le souhait d’un retour dans leur village natal. Cela passait par la réalisation d’habitats décents, par l’existence d’une école primaire mais également par la création d’emplois durables afin de donner un sens à la vie quotidienne à ces femmes et ces hommes.
Rappel de la situation actuelle due à la guerre dans le Haut-Karabagh :
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110 villages étaient partiellement ou totalement détruits sur les 240 du Karabagh.
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40% des habitants avaient été chassés de leurs terres, (dont environ 20% étaient devenus des réfugiés dans leur propre pays).
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6 000 enfants étaient orphelins de l’un ou des deux parents.
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la production agricole était tombée au quart de la normale, et le cheptel était réduit d’un facteur six par rapport à 1988.
Le projet global a débuté suite à un état des lieux des différents besoins rencontrés en Arménie et au Haut-Karabagh. Ce constat a été effectué lors de visites de délégations composées de représentants de France-Karabagh, suite à des rencontres avec les autorités locales ainsi qu’avec la population encore présente. Les études effectuées sur les différentes régions (Karabagh, Guégharkounik, Tavouch, Siounik) ont révélés les besoins de ces villages et des familles qui y habitent.
Aujourd’hui les habitants des zones ciblées par les projets sont pour partie contraints de subsister dans des camps de réfugiés localisés dans des régions moins rudes de l’Arménie ou du Haut-Karabagh. La population restée sur place survit dans un dénuement absolu. Comme dans tout pays pauvre, l’administration est peu présente et n’apporte aucune aide car la situation économique de l’Arménie et du Haut-Karabagh est mauvaise.
Les groupes cibles a donc été choisi sur des critères géographiques et sociaux. Il s’agit de groupes provenant de villages totalement ou partiellement détruits et vidés, qui sont caractérisés par des conditions de vie précaire, qu’ils soient restés sur place ou qu’ils aient temporairement fui la zone de guerre et qui souhaitent, maintenant le conflit terminé, rester ou revenir dans ces régions d’origine. La liste des candidats au retour a été également établie avec l’aide des autorités locales (maires et préfets).
Ces groupes cibles sont constitués de familles d’agriculteurs et d’artisans, avec quelques spécialistes (ingénieurs agronomes, infirmier(e)s, instituteurs(trices), vétérinaires). Ils possèdent déjà une expérience des techniques agricoles. Il suffit donc de leur donner les moyens initiaux, de mettre en place une activité de culture ou d’élevage.
Leurs besoins sont donc élémentaires :
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Un toit ; les villages concernés ont été partiellement ou totalement détruits. il est indispensable de construire de nouvelles maisons ou de réparer celles qui peuvent l’être.
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Une structure de soutien médical ou social ; selon les cas, il s’agira d’un dispensaire, d’un centre sanitaire et social ou d’une école pour les enfants des jeunes ménages.
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Une mise initiale ; elle sera constituée d’un cheptel bovin ou ovin et/ou de semences agricoles.
Il a néanmoins été prévu d’adjoindre à ces programmes, au terme des projets, assurant pour l’essentiel la restauration de moyens élémentaires, un programme de formation des agriculteurs aux techniques modernes. Bien souvent en effet, les habitants de ces régions ne disposaient antérieurement à la guerre que de moyens et de techniques archaïques que la mise en place d’outils et de moyens plus perfectionnés (l’irrigation par exemple) rend obsolètes et inadéquats. Ce programme de formation a donc pour objectif de mettre à niveau ces populations rurales afin qu’elles tirent le maximum des moyens mis à leur disposition.
Il s’agit donc sans ambiguïté d’un programme qui vise la réduction de la pauvreté par l'octroi aux populations défavorisées d'un soutien visant à répondre à leurs besoins fondamentaux, à améliorer leurs conditions de vie et à renforcer leur capacité de développement endogène.
Les projets s’appuient sur la richesse humaine du paysan arménien habitué depuis toujours à « tirer le pain de la pierre » et fait le pari d’un investissement minimum, la remise en état des infrastructures, à partir desquelles une population intimement associée au projet reprendra en charge l’aménagement humain et socio-économique de son territoire.


















